Comme pas mal tout le monde (enfin, j’imagine), j’ai maintenant envie de sortir dehors en bottes d’eau et de crier ma joie au soleil qui se pointe ENFIN le bout du nez. Le printemps est là, les petits oiseaux se font entendre, les gros bancs de neige pu blancs du tout (lire: gris/noirs et jaune pipi) fondent peu à peu et ma bonne humeur s’en trouve décuplée. Que dire du moral? Je ne sais pas pour vous, mais je suis de ces personnes qui ont le blues des saisons. À l’automne, j’arrive à m’en sauver en arpentant les rues pour admirer les feuilles colorées, mais pour ce qui est de l’hiver, j’en ai pas mal mon quota lorsque janvier vient cogner à nos portes encore décorées. J’ai donc été ravie lorsque j’ai découvert sur le blogue de Coop Coco une sublime recette de brume printanière pour agrémenter nos ménages de printemps et annoncer la venue de mes mois préférés de l’année! Et si ça peut vous donner encore plus envie de vous la concocter, le mélange que j’ai choisi (fleuri sucré) sent un peu comme un bouquet de bonbons fancy avec une touche d’oeuf Cadbury (dans ma tête, ça fait du sens!).

Free People Blog

Vous aurez besoin de:

  • 1 bouteille vaporisateur (120 ml)
  • Huile essentielle de: bergamote (2ml), pamplemousse (2ml), ylang-ylang (2ml)
  • Essence aromatique de: vanille (3 ml) et violette (ou d’absolu de jasmin) (1 ml)
  • Hydrolat de fleur d’oranger (24 ml)
  • Alcool isopropylique 70% (84 ml)*

Note: Tous les ingrédients et le matériel pour cette recette sont disponibles chez Coop Coco. Vous pouvez, si vous n’avez pas d’hydrolat sous la main, le remplacez par de l’eau (distillée de préférence). Notez aussi que ceci est une brume pour l’ambiance seulement!

*N’étant pas très familière avec l’alcool isopropylique, j’ai demandé conseil à Geneviève de Coop Coco pour qu’elle m’éclaircisse un peu plus sur le pourquoi du comment. Elle m’a donc expliqué qu’il fallait un liquide dans lequel les huiles essentielles pouvaient se dissoudre, puisque celles-ci sont hydrophobes (l’eau ne serait donc pas une option pour remplacer l’alcool), et l’huile rendrait le tout beaucoup trop gras. L’alcool vient donc disperser uniformément les HE et de plus, conserve la brume plus longtemps. Avec son effet antibactérien, elle aidera aussi à écarter les mauvaises odeurs de s’immiscer dans notre produit.

En terme d’outils, j’ai trouvé bien utile ce genre de petites pipettes déjà graduées à 3 ml. Pour les huiles essentielles, ça m’a évité bien des dégâts et une précision à tout casser! Sinon, vous pourrez vous en tirer avec un bol à mélanger, un petit fouet et un entonnoir pour transvider le produit fini.

Processed with VSCOcam with c1 presetCommencez par mélanger vos huiles essentielles ainsi que l’hydrolat ou l’eau. Vous pouvez déroger de la recette ci-haut! Allez lire le billet de Coop Coco ici pour vous inspirer des choix qu’ils ont fait!), une fois les huiles essentielles et l’hydrolat bien homogènes, ajoutez l’alcool et mélangez à nouveau.

Ajustez selon vos préférences, un peu plus de bergamote, un peu moins de jasmin, plus de ci, moins de ça, vice versa! Il y a vraiment place à la création et l’important c’est d’avoir un produit fini qui nous ressemble pour embaumer notre cocon de printemps! Transvidez simplement le mélange du bol à la bouteille vaporisateur à l’aide de l’entonnoir et VOILÀ! Votre brume magique est terminée et fin prête à envoyer promener l’hiver!

Il fait bon de prendre un peu de temps pour soi, d’oublier parfois les couleurs un peu grises que l’on voit au travers de la fenêtre et de se mettre le nez dans les concoctions DIY! En prime, je trouve qu’il est toujours excitant d’utiliser au quotidien un projet que nous avons préparé de nos mains nues, contrairement à un produit acheté du commerce!

On se sent bien, et le printemps, c’est fait pour ça!

 

Crédit photo: Free People Blog et Estelle Scalzo

 

Estelle

Écrit par Estelle

Je suis une jeune maman, étudiante en herboristerie, complètement gaga des trois amours de sa vie (les fils ET le père!), de bonnes séries télé et d’œufs bénédictines. Parmi tous les changements qu'a apporté la maternité dans ma vie, le plus important a été ce désir soudain et grandissant de faire mon possible pour reconnecter ma petite famille et moi avec la nature. J’imagine qu’avoir les hormones dans le tapis a certainement (et heureusement) contribuer à ressortir cette vérité et ce besoin d’agir. J’ai tranquillement commencé par le commencement, la base. J’ai scruté les étiquettes d’aliments, compris (puis dédaigné) ce qui se trouvait dans mon shampoing quotidien de jadis, observé de plus près notre consommation et me suis vite rendu compte que quelque chose clochait; ce n’était pas ÇA qui me convenait, qui NOUS convenait. Maintenant, nous sommes bien lovés dans un chalet au fonds des bois. Une vie simple, lente (si on la compare au rythme effréné de la ville), un contact véritable et bienfaiteur avec la nature et le mode de vie de nos ancêtres, une consommation beaucoup plus modérée étant donné la touche de simplicité volontaire qui s’ajoute un peu à notre quotidien éloigné. Ceci étant dit, nous ne clamerons jamais avoir plafonné quoique ce soit au niveau écologique; la perfection n’existe pas. Selon moi, il y aura toujours place à l’amélioration. L’important est de faire ces changements selon notre capacité d’adaptation, le respect de notre Terre et notre vouloir sincère. Au plaisir les amis!

Les billets de Estelle

Mon commentaire