Dans ce billet, je vous parle de menstruations et de l’adoption de serviettes hygiéniques lavables. Et j’en profite pour vous présenter les Lötus d’Omaïki, mes préférées de tous les temps. Au cours des derniers mois, j’ai eu l’occasion de tester la gamme complète, que m’a gracieusement offerte l’entreprise. Je tenais absolument à vous la faire découvrir parce qu’elle a littéralement été LE coup de pouce dont j’avais besoin pour intégrer TOTALEMENT les serviettes lavables dans ma routine menstruelle et pour briser mes propres tabous liés au sang menstruel. Oui, oui.

Le tabou du sang menstruel

Les serviettes lavables ne vous sont pas familières ou vous êtes plus ou moins à l’aise à l’idée de les adopter? Il se peut que plusieurs de ces pensées vous passent ou vous soient déjà passées par la tête : « Ahhhh, comment je lave ça ? », « Est-ce que c’est vraiment user-friendly ? », « Mmmm, le sang, ça tache, ça doit être un enfer à laver! », « Ouache, j’ai pas envie de toucher à mon sang menstruel! » Dites-vous qu’on n’adopte pas nécessairement les serviettes lavables du jour au lendemain, même en connaissant leurs impacts positifs sur l’environnement et la santé, par comparaison avec leurs homologues jetables. Plusieurs considèrent les Kotex et compagnie comme un mal nécessaire, un peu comme le papier de toilette, et voient leurs alternatives écologiques comme un immense compromis et un casse-tête. Même si on se considère comme grano, il peut arriver que quelques tabous subsistent dans notre imaginaire et nous freinent quand vient l’heure d’apporter des changements à notre mode de vie.

J’en profite donc dans ce billet pour partager avec vous mon expérience personnelle, puisque j’ai moi-même longtemps été réfractaire à l’idée d’intégrer entièrement les serviettes lavables, entre autres parce que j’utilisais déjà une coupe menstruelle, mais aussi parce que l’idée de devoir frotter chaque jour plusieurs serviettes ne m’enchantait pas particulièrement… Je pense que c’est important d’en parler parce qu’une fois qu’on a brisé le tabou et qu’on s’est adapté, on les adopte pour la VIE. Ça peut aussi se faire très rapidement si on est toute de suite à l’aise, mais ce n’était pas mon cas. J’avais tort, selon moi, car j’ai découvert que les serviettes écolos, en plus d’être respectueuses de l’environnement, c’est tellement plus confortable que les jetables!

D’amourette à grand amour

Mon changement de perspective sur les serviettes lavables s’est enclenché lorsque j’ai accepté que le blanc immaculé n’existait pas. Et que quelque chose de propre n’a pas nécessairement besoin d’être blanc Cottonelle.

Plusieurs facteurs, dont la majorité est issue d’anciennes mœurs, peuvent nous rendre mal à l’aise face à l’utilisation des serviettes lavables ou autres produits sanitaires écologiques qui demandent un peu plus de manipulation de notre part. Les produits mainstream qu’on retrouve sur les tablettes nous ont habitués à ne pas « nous salir les mains », pour faire un mauvais jeu de mots. On insère la majorité des tampons avec un applicateur et on les retire à l’aide d’une corde. Du côté des serviettes, c’est un peu pareil : une fois leur fonction remplie, on les fait disparaître et on recommence le processus avec une toute nouvelle serviette blanche immaculée. En quelque sorte, ces pratiques ont distancié les femmes de leurs propres menstruations, du sang. Si les tabous sur les menstruations et les alternatives naturelles aux produits hygiéniques traditionnels vous intéressent, je vous recommande de lire Les menstruations : un processus naturel aux déchets pas si… naturels, qui est un incontournable des Trappeuses sur le sujet.

Le désir de garder mes serviettes lavables parfaitement blanches a ralenti pour moi l’adoption d’alternatives écolo et zéro déchet. Comme le sang tache, même après le lavage, il en reste souvent des traces sur le tissu, même si celui-ci est propre. Eh oui. Psst, psst : il existe tout plein de trucs pour tenter de limiter les dégâts (j’y viens).

J’ai longtemps porté mes serviettes conjointement avec ma coupe pour éponger le spotting, mais sans réellement les salir. Le truc a été d’accepter que le sang tache, que mes serviettes ne redeviendraient pas immaculées après leur lavage et que ce n’était pas grave, ni laid, ni sale. Il fallait juste que je get over it. Je suis encore une adepte de la coupe parce que j’adore sa simplicité et son côté pratico-pratique qui demande peu d’entretien. Toutefois, je porte désormais souvent mes serviettes sans la coupe pour leur fonction première : absorber le flux menstruel. Omaïki m’a aidée dans ce processus.

Les serviettes Omaïki

Crédit: Omaïki

En février dernier, je suis tombée sur un article dans La Presse+ qui parlait d’Anouk Bélanger et d’Ariane Delorme, les femmes derrière Omaïki. J’ai tout de suite été sous le charme de l’entreprise, qui fabrique des produits d’hygiène locaux, éthiques et écologiques pour les 0 à 99 ans <3. Je vous laisse aller jeter un coup d’œil à l’article en question pour constater comment elles ont réussi à persévérer malgré les embûches et sont arrivées à développer une entreprise solide!

Omaïki a vu le jour à Blainville en 2007, et fête donc cette année son 10e anniversaire (!!!). La création 

de couches lavables est la pierre angulaire de l’entreprise qui, depuis quelques années, offre aussi des serviettes hygiéniques lavables. L’automne dernier, Omaïki a relancé sa ligne de serviettes avec une image de marque distinctive, les Lötus (j’adoreeee). Du même coup, la collection s’est agrandie. La gamme comprend des serviettes hygiéniques lavables conçues non seulement pour les menstruations, mais aussi pour les fuites urinaires, et compte maintenant des couches-maillots, des compresses d’allaitement et des débarbouillettes et tampons démaquillants lavables. SO NICEEEEE. J’ai également testé ces derniers (ma face et mes yeux les adoooooorent!).  

Anouk et Ariane s’efforcent de dénicher des matériaux locaux pour concevoir leurs produits, qui sont tous fabriqués ici. Yeah ! On peut trouver leurs créations dans maintenant plus de 100 points de vente au Québec et dans d’autres provinces canadiennes.

La gamme de serviettes hygiéniques Omaïki comprend 5 formats  : 1) Mini ; 2) Tanga ; 3) Mini-Maxi ; 4) Maxi et 5) Maxi plus. Les protège-dessous Mini et Tanga sont mes pref’ parce que, plus petites, ils se combinent à merveille avec une coupe menstruelle. L’offre de formats répond bien à la diversité du flux menstruel, vous pourrez donc trouver votre compte assez aisément. Vous n’avez qu’à lire la description des serviettes pour vous aider à faire votre choix.  

J’utilise plusieurs marques de serviettes réutilisables, et je les aime toutes. Elles ont chacune des caractéristiques qui les distinguent et qui font que je les apprécie. Mais la douceur des tissus Omaïki sélectionnés par Anouk et Ariane (bambou et coton bio) en fait mon coup de cœur. C’est l’une des caractéristiques que je recherchais particulièrement. Elles sont juste parfaites pour les peaux sensibles et délicates comme la mienne (#confession). Ma vulve est littéralement tombée en amour avec ces serviettes. Porter les Lötus, c’est comme s’envelopper le plancher pelvien dans la ouate. Vu la flexibilité des fibres du tissu (c.-à-d. la raison de leur douceur), sachez qu’elles ont moins de tonicité, bref, elles sont plus molles que ce à quoi les produits jetables nous ont habitués. Ceci n’est pas problématique, sauf peut-être dans un cours de yoga, quand la serviette est tenue en place par une culotte trop slack et qu’elle décide de faire un « 360 » en pleine salutation au soleil (true story). Haha! Mais c’est vraiment un détail, auquel on peut facilement remédier par le port d’une culotte plus moulante ou d’un legging.

Omaïki m’a aidée à totalement à apprivoiser les serviettes lavables et ça été pour moi une façon de reconnecter avec mon corps et mes menstruations. J’ai accepté que lorsqu’il est question de menstruations, le blanc immaculé n’existe pas, que le sang, CE N’EST PAS SALE, que ce n’est pas grave si je dois frotter un peu pour enlever ça, et que c’est propre même s’il reste des traces sur le tissu après l’avoir lavé. Finalement, il faut aussi accepter que notre chum ou blonde risque de voir nos serviettes tachées sécher su’l rack à linge. <3 Toutes ces étapes ne se franchissent pas au même rythme pour tout le monde, et c’est correct. Mais je dois dire que je me sens franchement libérée, maintenant que je n’accorde plus d’importance au tabou infondé et inutile du sang menstruel. Du sang, c’est du sang, peu importe d’où il vient.

En gros, utiliser des serviettes lavables, c’est assez simple si on décide de ne pas se compliquer la vie et je me sens finalement un être humain plus propre depuis que je lave mes serviettes au lieu de les jeter aux poubelles. 

Rabais

Vous avez envie de vous greyer de serviettes Omaïki? L’entreprise offre à nos lectrices et lecteurs un code promotionnel lors de leurs achats en ligne : TRAPPEUSES10. Yeah :).

Astuces de lavage

Rinçage

Dans le meilleur des mondes, tout de suite après avoir retiré les serviettes de notre culotte, il faut bien les rincer à l’eau froide en frottant (tissu contre tissu). L’eau chaude « cuit » le sang qui s’imprègne dans les fibres. Si le sang sèche sur la serviette, il sera également difficile de bien le retirer. Si vous n’êtes pas à la maison et devez changer votre serviette, utilisez une pochette à cet effet. Dans ce genre-là :

 

Crédit photo : Omaïki

Et aussitôt à la maison, procédez au rinçage.   

Trempage

Une fois qu’elles ont été bien rincées, faites tremper vos serviettes dans une petite bassine. Le trempage permet au sang de se détacher plus facilement des serviettes. À ce moment, frottez-les avec un savon à linge doux en barre. J’ai un petit faible pour le Madame Blancheville de la Savonnerie des Diligences, qui est à base d’huile de coco. Il est blanchissant et aide vraiment à bien détacher ! Mais il en existe d’autres qui ont fait leurs preuves auprès d’autres Trappeuses, comme le Détache-Sang de Lemieux. Psst, psst, il faut changer l’eau de la bassine régulièrement (tous les jours l’été pour éviter les bains de bactéries). J’en profite à ce moment-là (si le cœur m’en dit) pour refrotter les serviettes qui sont encore tachées. Et BAM ! Dans la laveuse quand la journée du lavage arrive.

Crédit: Aliksir

Laveuse-laveuse

Quand je n’ai pas le temps de frotter mes serviettes avec du savon (ce qui arrive maintenant assez souvent héhé), après les avoir rincées et les avoir fait tremper dans une bassine, j’en profite dès que je le peux pour les mettre à la laveuse. Je les lave toujours avec ma première brassée. Je les remets parfois une deuxième ou une troisième fois à la laveuse lorsque j’ai plusieurs brassées à faire. Voilà. Leur entretien peut être très simple. Psst, psst : les Lötus d’Omaïki se lavent particulièrement bien.

 

Audrey xx

***Cet article n’est pas commandité, mais les produits ont été fournis gracieusement par la compagnie. Merciiiii, Omaïki!***

Woody

Auteure Woody

Je me décris comme : Passionnée de tout ce qu’offre la nature, amoureuse des artisans et artistes locaux, de mon chum et de la bonne bière. Ma devise : Rire (ou : Mieux vaut prévenir que guérir). Mon cheval de bataille écolo : Acheter le plus local possible, équitable et bio. Mes faiblesses : Très désorganisée, avec une mémoire d’oiseau et pleine de contradictions. Ma recette DIY favorite : Le déo naturel. Je me sens indépendante face aux grandes industries cosmétiques depuis que je le fabrique moi-même. Je jase de quoi sur le blogue? De plein d’affaires, mais surtout de recettes DIY.

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  • Geneviève dit :

    c’est article tombe drôlement bien!! ça faisait un bout que j’avais acheté des protèges dessous lavables et les utilisais seulement de temps en temps, et seulement avec la cup pour être SÛRE de ne pas les tacher et les gâcher (j’ai vraiment de la difficulté avec les choses qui n’ont pas l’air neuves… difficulté que j’essaye de travailler). lors de mes dernières menstruations, j’ai finalement get over it aussi et je les ai portées sans ma cup!!! crime c’était pas si pire, pis maintenant sont restées un peu tachées pi c’est la vie, et je vais continuer de faire comme ça parce que ça me fait sentir vraiment mieux aussi que des produits jetables… :) mais ça fait du bien de lire ça!

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