Faire des gestes pour sauver l’environnement, c’est super. Mais, avouons-le, ça peut parfois se transformer en source d’angoisse quand on a l’impression que ces actions ne seront jamais suffisantes. Dans cet article, Stéphanie vous montre comment vivre selon vos convictions sans y laisser votre santé mentale. Un petit guide de survie à envoyer à tous les écolos déprimé(e)s!

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Apporter mes sacs réutilisables à l’épicerie. Ne pas manger d’animaux. Aller au travail ou à l’école à vélo. Composter. Réduire mes déchets. C’est mon quotidien. Toutes des actions qui sont faciles pour moi et qui me donnent l’impression d’être écolo. Ça ne fait pas de moi une meilleure personne, une âme plus charitable ou quelqu’un de particulièrement vertueux. Oh non! Tous ces petits gestes calculés n’ont qu’un seul but : me déculpabiliser en me disant que je fais de mon mieux pour éviter de scrapper un peu plus la planète. Quand les catastrophes écologiques vont nous tomber dessus, je me dirai que c’est pas de ma faute. Pas trop, en tout cas.

Je dirais que, comme plusieurs, je suis surconscientisée. Et je dois avouer que lire tous les articles sur la pollution, les conditions d’élevage des crevettes (et les conditions des employé(e)s desdits élevages) ou l’extinction des orangs-outans (merci, huile de palme) ne fait qu’empirer le problème. Tout ce que je mange, tout ce que j’achète passe par une grille mentale d’analyse : est-ce que c’est suremballé, santé, végétal, sans cruauté? Un mélange d’orthorexie (une obsession pour la bouffe santé) et de questions éthiques et environnementales.

Je vous assure que ma vie n’est pas malheureuse! Mais avoir une telle conscience de ses gestes, c’est lourd. Ça me gruge du temps et de l’énergie. Et cette sensibilisation touche à tellement d’aspects de ma vie qu’elle commence à prendre pas mal de place. J’éprouve un sentiment d’impuissance décuplé lorsque je réalise que le reste du monde a l’air de s’en contrebalancer, pour le dire poliment.

Avec tout ça, comment on fait pour ne pas sombrer dans la déprime? Voici des astuces qui m’aident à relativiser et qui vont peut-être vous aider aussi.

1- Choisir ses batailles

Source : Like-moi!

C’est bien de vouloir faire son pain, coudre tous ses vêtements et cultiver son champignon de kombucha. Mais faire tout ça en même temps risque plutôt de vous causer du stress devant l’ampleur des tâches à accomplir. Se fixer des petits objectifs réalistes, comme amener son thermos de café au lieu d’acheter celui-ci dans un gobelet jetable avant d’aller travailler, est un début qui est mieux que rien du tout. Même si c’est pas toujours facile, il faut se rappeler que personne (à part quelques rares chanceux) n’est né végane, minimaliste, zéro déchet, locavore, etc. Changer ses habitudes n’est pas toujours évident, et chacun y arrive à son propre rythme.

2- Déculpabiliser (ou essayer!)

On ne va jamais assez le répéter : faire de notre mieux, c’est déjà assez. Ça vaut pas la peine de faire de l’anxiété après avoir mangé une saucisse cocktail dans le sirop à notre dernier passage à la cabane à sucre ou avoir acheté un chandail fait en Chine. Plusieurs personnes se mettent beaucoup de pression afin de vivre dans le plus pur respect de leurs principes; c’est louable, mais souvent difficile à appliquer sur une base quotidienne. Personne ne va mourir si vous aimez emballer vos restants dans du bon vieux Saran Wrap (un vice dont je suis coupable pas capable de me débarrasser). 

3– Respecter les choix des autres

J’essaie de ne pas être une personne chiante et moralisatrice. Je ne sourcille pas quand mes amis commandent un steak au restaurant. (Sauf quand c’est ma mère. Sorry, mom!) Je ne bronche pas quand mon père s’achète un nouveau VUS. Tous les hommes que j’ai aimés étaient omnivores. Pensez-vous vraiment que votre beau-frère va se mettre à faire son épicerie en vrac du jour au lendemain parce que vous l’avez sermonné sur l’utilisation abusive de ses sacs de plastique? Permettez-moi d’en douter! S’il fallait que je dise aux gens quoi manger et comment mener leur existence, ce serait bien le bout de « l’insupportabilité » (et la fin de 99 % de mes amitiés).

4- Bien s’entourer

S’entourer de gens qui ont les mêmes intérêts permet de trouver du réconfort auprès de personnes qui vivent la même chose. Ça peut être cette amie végane de longue date, votre voisin adepte de yoga et de méditation, ou même des membres de groupes Facebook. L’important est de comprendre qu’on est loin d’être seul(e) dans cette situation. Et puis, se défouler de ses frustrations en les déversant dans une oreille attentive, ça fait toujours du bien.

5- Boire des tisanes relaxantes

Après une journée à sauver la planète, rien de mieux qu’une tisane de plantes calmantes pour décompresser. C’est pas reposant, sauvegarder nos ressources naturelles! Je vous suggère la camomille, la passiflore ou la valériane (pour ceux et celles qui n’ont plus de papilles gustatives, parce que c’est amer en TA!). Ah, et n’oubliez pas de les prendre locales et biologiques, hein! ;)

Et vous, quels sont vos trucs pour ne pas être un(e) écolo déprimé(e)?

Stéphanie

 

 

 

 

Crédit photo (entête et preview) : Justin Hofman

Stéphanie

Stéphanie

Je me décris comme : Souriante et cynique, curieuse et gourmande. Ma devise : C’est mieux que rien! Mon cheval de bataille écolo : Les cosmétiques sécuritaires, l’alimentation sans viande, le suremballage (ça suffit, les pamplemousses emballés dans du plastique!). Mes faiblesses : Mon côté éparpillé et mon amour pour le papier cellophane. Ma recette DIY favorite : Ma crème hydratante et mon baume à lèvres au beurre de cacao. Je suis incapable de faire d’autres recettes que celles-là! Je jase de quoi sur le blogue? De plantes et de maquillage maison, mais sûrement d’autres choses à l’avenir.

One Comment

  • Catherine dit :

    Wow. Merci tellement pour cet article! Je t’avouerais qu’avec le temps, après avoir tenté d’être « parfaite » sur tous les points, on s’essouffle, on déprime; on n’arrive plus à faire quoi que ce soit et, au final, tout le chemin qu’on avait fait se trouve rebroussé. C’est vraiment le sentiment que j’ai depuis quelque temps, et c’est bien de sentir qu’on n’est pas seul(e) à douter et trouver ça plutôt ardu de temps en temps.
    Comme tu dis, chaque petit geste fait une différence et le plus important est d’y aller à son rythme. Comme ça, on garde l’énergie et la motivation d’en faire toujours plus, en temps et lieux.
    Merci encore, on lâche pas! :)

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