Vous avez sans doute remarqué que dans le monde des cosmétiques faits maison, les huiles végétales font partie d’un grand nombre de recettes. Saviez-vous qu’il est possible de donner un petit plus à vos huiles grâce à la macération? C’est une méthode simple et efficace qui permet de leur ajouter des bienfaits thérapeutiques. En gros, les propriétés extraites des plantes sélectionnées seront transférées à l’huile végétale.

On vous a parlé à quelques reprises de l’art de la macération sur le blogue, je ne m’étendrai donc pas sur le sujet et vous invite plutôt à aller jeter un coup d’œil sur les billets d’Estelle, qui explique en détail les deux méthodes possibles, soit la macération à froid et la macération à chaud (infusion).

Je vous propose aujourd’hui de faire l’expérience avec deux plantes que J’ADORE : la calendula et la guimauve.

Calendula

On l’appelle aussi le souci, ou Calendula officinalis, de son p’tit nom latin. Elle fait partie de la même famille que la marguerite, le pissenlit et la camomille. Ce n’est pas une plante indigène au Québec, mais on la cultive depuis longtemps. On utilise ses fleurs en herboristerie et en cuisine. Elle est aussi une alliée dans le jardin, car elle a la particularité de chasser bon nombre de parasites comme les pucerons.

Crédit: Marjorie Guindon

Pourquoi vous la voulez dans votre huile? Parce qu’elle a des propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes et hydratantes. L’Organisation mondiale de la Santé reconnaît son usage pour soigner, entre autres, les lésions de la peau. Fantastique pour la peau gercée, irritée ou crevassée.

Guimauve

Bien avant d’être la friandise par excellence à faire griller sur le feu, la guimauve, c’est d’abord une plante. Est-ce qu’il y a un lien entre les deux? Oh que oui! Traditionnellement, le mucilage des racines était utilisé pour faire la pâte de guimauve. Aujourd’hui, on a remplacé ça par de la gélatine de porc ou de bœuf. Beurk. Le genre «d’avancée» dont on se serait bien passé… Son p’tit nom latin, c’est Althaea officinalis. Elle est dans la même famille que les hibiscus et les tilleuls. On utilise autant les racines que les feuilles, les fleurs et les fruits.

Crédit: Marjorie Guindon

Pourquoi vous la voulez dans votre huile? Elle est reconnue pour ses propriétés adoucissantes et émollientes. Les peaux à problèmes (eczéma, psoriasis, urticaire, etc.) en redemandent, rien de moins. C’est-ti pas un duo de SUPER PLANTES, rien qu’un peu? Manque juste des p’tites capes et nous voilà avec les nouveaux superhéros préférés de vos enfants, non? LOL.

Macérât de calendula et racines de guimauve

Ingrédients

  • Huile végétale au choix
    • Je vous suggère d’utiliser de préférence une huile stable, de première pression à froid et biologique. J’ai choisi de l’huile de tournesol, puisqu’elle n’a pas d’odeur et a un indice de comédogénicité de 0 permettant de l’utiliser sans problème dans des produits pour le visage.
  • Fleurs de calendula séchées
  • Racines de guimauve séchées

On offre des fleurs de calendula et de la racine de guimauve biologiques sur notre boutique en ligne!

Marche à suivre

J’ai opté pour une macération à chaud (ou infusion) puisque j’avais besoin de mon huile rapidement pour concocter un super baume pour les fesses rouges de mon mini qui a décidé de percer simultanément huit dents. Pour la macération à froid, voir ici.

  1. Remplissez la moitié d’un pot Mason de deux parts égales de fleurs séchées de calendula et de racines de guimauve.
  2. Recouvrez-les d’huile jusqu’à ce que celle-ci les dépasse d’un pouce à un pouce et demi.
  3. Déposez dans un chaudron avec un fond d’eau, pour faire un bain-marie.
  4. Chauffez à feu doux pendant environ une heure.
  5. Filtrez à l’aide d’un tamis fin en métal (de l’huile chaude et un tamis en plastique, c’est un gros NON), d’un coton fromage ou d’un vieux bas de nylon percé.

Voilà! Vous avez donc en main une huile pleine de belles propriétés que vous pourrez utiliser dans vos prochaines recettes DIY, dans un beurre corporel fouetté, dans un démaquillant, ou dans ce liniment, ce beurre pour le visage, cette recette d’eau de change, etc.

Marie xx


Références :

http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=souci_ps

http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=guimauve_ps

Auteur Marie

Je me décris comme : Une maman, amoureuse, féministe, intense et résolument grano/sorcière. Ma devise : Tout, tu-suite, maintenant. Mon cheval de bataille écolo : Trouver l'équilibre entre mes valeurs écologiques, notre société de consommation et mon bien-être. Mes faiblesses : Le sucre et le sel. Autant j’adore mon panier bio, autant j’ai zéro self-control avec les cochonneries. Rien de bon pour ma santé, ni pour l’environnement. J’essaie fort d’arrêter. Ma recette DIY favorite : Le super baume. Tellement polyvalent! Je jase de quoi sur le blogue? Un peu de tout. Quand c’est possible, j’aime ajouter une petite twist scientifique!

Tous les billets de Marie

Rejoindre la discussion 30 commentaires

  • stephanie dit :

    combien de temps et de quelle façon peut-on conserver cette huile?

    • Marie dit :

      Il faut conserver le macérat à l’abri de la lumière, dans un contenant propre et hermétique. Une huile végétale de base peu oxydable (Tournesol, Olive, Jojoba, Macadamia …) vous permettra une conservation plus longue, soit environ 1 an. En tous les cas, l’odeur restera le meilleur indicateur! Si votre huile est rancie, vos narines vont vous le dire rapidement! ;)

      Merci pour votre question!

  • Jess dit :

    Bonjour il faut combien de gramme les fleurs séchées s’il vous plaît .Merci

    • Jess dit :

      Et en huile s’il vous plaît ?Merci

      • Marie dit :

        Il n’y a pas de mesure exacte. Il suffit que l’huile dépasse d’environ 1 pouce à 1 pouce et demi les plantes séchées. Personnellement, j’ai remplis à moitié le pot mason (pour les conserves) de plantes séchées (sans les tasser). Cela doit correspondre à environ une tasse (désolé, au Québec, on mesure très rarement en gramme!) Ensuite, il faut recouvrir d’huile. La macération, c’est simplement une manière d’infuser l’huile, comme une tisane. Ce n’est donc pas une science exacte…vous ne pouvez pas vraiment rater la recette. hihi!

  • Karen dit :

    Salut! Est-ce qu’on peut mettre cette huile directement sur la peau d’un bébé (ma fille a 14 mois)? Merci!

  • Cristina dit :

    Bonjour,
    est-ce que l’huile tout seule peut-être utiliser comment démaquillant pour les yeux et la peau mixte?

  • Julia dit :

    Allo Marie!
    Je m’apprête à faire macérer des fleurs de calendula du jardin et je me demande s’il faut absolument qu’elles soient séchées?? Est-ce que les actifs ne seraient pas plus intéressants avec des fleurs fraîches? Ça en plus du fait que j’étais assez impatiente de le faire tout de suite… :)
    Merci par avance!

    • Marie dit :

      Bonjour Julia!

      Oui, c’est possible d’utiliser des plantes fraîches. Il faut d’abord les faire flétrir à l’ombre et dans un endroit aéré pendant environ 2 jours. L’eau contenue dans les feuilles s’évaporera et permettra une meilleure conservation de l’huile. Bonne expérimentation! :)

  • Andréa dit :

    Bonjour Marie!

    J’imagine que si je ne trouve pas les fleurs séchées, je peux utiliser le calendula et la guimauve que l’on trouve en liquide déjà?? Dois-je mélanger ces extraits de plantes à des huiles ou je les utilise directement comme ça? Quelle quantité alors? Merci!!

    • Marie dit :

      Bonjour Andréa,

      De quel type d’extrait est-il question? Est-ce que ce sont des teintures mères? Des macérats? Des hydrolats? S’il s’agit de macérat: pas de problème. C’est une base d’huile. Toutefois, s’il s’agit d’un extrait à base d’eau ou d’alcool, je ne te le recommande pas. L’eau et l’huile ne font pas bon ménage! :)

  • Nancy Briand dit :

    Est-ce que je peux utiliser juste l’huile de chanvre et mettre juste des racines de guimauves ?

  • Guylaine Lessard dit :

    Je n’ai que de la guimauve en poudre…Est-ce que ça fait quand même et quelles proportions utiliser à ce moment-là? Merci!

  • Joelle Parent dit :

    Bonjour ! J’ai suivi le lien pour la maceration a froid mais ça m’amène à la fabrication du baume de plantain avec macération à chaud. De quelle façon peut-on macérer à froid ? Est-ce que les propriétés sont ainsi mieux conservées? Merci !

  • Pauline dit :

    Bonjour, où trouver des fleurs sėchées dans la ville de Québec ?

  • Marie-Pier dit :

    Bonjour Marie,
    Y a-t-il une raison pour laquelle on utilise la calendula en combinaison avec la racine de guimauve ? Est-ce une synergie régulièrement utilisée/réputée/reconnue ou simplement est-ce l’idée de combiner leurs propriétés par simple aspect pratique d’avoir tout en un seul macérât ? Merci ! :)

    • Marie dit :

      Option 2! Deux plantes avec de belles propriétés toutes douces pour la peau. On pourrait utiliser juste une des deux plantes, ou faire deux macérations séparées, mais ça reviendrait au même.

  • Marie dit :

    Bonjour,

    Est-ce qu’on peut utiliser ce macérat directement comme démaquillant (yeux et reste du visage)?

    Merci!

  • Mylene dit :

    Bonjour peut on conserver les fleurs dans l’huile même si on a fait une macération à chaud ou comment les conserver pour une usagée ultérieure? Merci

    • Marie dit :

      On peut les réutiliser pour se faire un exfoliant, ou pour les rajouter dans un sel de bain, ou sur un savon. Je te suggère de les conserver dans l’huile.

  • Nath dit :

    bonjour, je voudrais savoir si la macération à chaud donne un produit de même qualité que celle à froid, sinon je ne vois pas l’intérêt d’attendre 4 à 6 semaines, c’est long quand on a hâte de faire ses produits :)

    • Marie dit :

      Les macérations à froid et sur plus longtemps sont plus « puissantes » que les macérations à chaud, qui sont en fait davantage une infusion.

Répondre