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Pour moi, été = goût de jardin.

En fait, je n’ai même pas grandi avec l’accès à un jardin, mais pendant la belle saison, il n’était pas rare que ma mère se fournisse en légumes au Marché du Vieux-Port plutôt qu’à l’épicerie. Ce qui fait que depuis très longtemps, pour moi, l’été est associé aux fruits et légumes frais : fraises, framboises et bleuets, carottes nantaises, concombres libanais, tomates cerises et BLÉ D’INDE <3 (mon chum pourra en témoigner : dès les premiers redoux du printemps, je ne pense qu’à la saison du maïs… et des bleuets haha).jardin

Maintenant que j’ai mon chez-moi comme une grande, je me suis mise à jardiner sur mon (grand) balcon (plein sud — je suis chanceuse), ce qui a encore plus nourri mon goût pour les herbes et les légumes tout juste cueillis. Et comme je travaille aussi dans le milieu de l’agriculture urbaine, disons que je suis 110 % sensibilisée à l’importance et au bonheur de manger des aliments sains, frais et biologiques qui ne viennent pas de l’autre bout de la planète. J’espère pour vous que vous l’êtes aussi, et sinon, il n’est jamais trop tard pour y remédier! ;)

Comme Les Trappeuses ont pour mission de promouvoir la consommation responsable, on trouvait important de vous glisser un mot sur l’impact de nos choix alimentaires sur l’environnement. Peut-être savez-vous déjà tout ce qu’il y a à savoir sur le sujet — auquel cas je vous invite à sauter directement aux recettes au bas de la page —, mais on ne peut jamais trop réfléchir aux gestes qu’on pose.

Pourquoi acheter local?

Parce que c’est bon pour l’économie : l’achat local a plusieurs impacts positifs, à commencer par des impacts économiques. Selon un document du MAPAQ datant de 2007, on estime que si chaque consommateur achetait pour 30 $ de produits québécois par année, on se retrouverait avec 1 milliard $ de plus dans notre économie après 5 ans. Encourager des producteurs et des petits commerces québécois, c’est aussi faire un geste en faveur de la diversité dans l’industrie, et ça contribue à préserver notre patrimoine, dont nos si précieuses terres agricoles. Les terres fertiles ne représentent que 2 % du territoire du Québec, on ne veut pas qu’elles finissent en parcs immobiliers!

Parce que c’est bon pour la planète : sur le plan environnemental, «y’a pas photo»; on réduit de BEAUCOUP le trajet de nos aliments (dont le parcours se compte généralement en milliers de kilomètres, entre 2 500 et 5 000 environ). Ce trajet se fait souvent au moins en partie par camion (ce serait 1 camion sur 3 qui transporterait des aliments, ouch!), grands émetteurs de CO2 dans l’atmosphère (si vous n’aviez pas remarqué…).

Parce que ça goûte juste trop bon : quand vous achetez des aliments locaux de saison, vous vous assurez d’avoir des fruits et légumes frais, cueillis à pleine maturité et donc naturellement plus goûteux. Pas besoin de vous faire un dessin : une fraise du Québec dégustée fin juin est 1 trillion de fois plus savoureuse qu’une fraise de Californie mangée en décembre.

En bref, manger local vous assure d’avoir un impact réduit sur la planète, un impact positif sur l’économie du Québec et des papilles gustatives sur le party!tomates2

Acheter bio?

Tant qu’à y être, on choisit du bio et du sans emballage, et on a tout bon! C’est vrai qu’acheter nos légumes bio peut parfois être plus dispendieux que les légumes issus de l’agriculture conventionnelle. Toutefois, dans les marchés, les légumes bio de saison sont souvent vendus au même prix que les légumes conventionnels! C’est alors le moment de faire le plein et de les mettre en conserves. Même si vous n’êtes pas 100 % convaincu(e) que manger moins de pesticides est meilleur pour votre santé (quoique vous devriez…), pensez que c’est aussi le meilleur choix pour l’environnement : moins de produits toxiques dans l’air, les sols, les cours d’eau et la nappe phréatique, moins de produits pétroliers exploités pour en faire des produits phytosanitaires. On dit même que «l’agriculture utilisant des substances chimiques consomme(rait) 30 % plus d’énergie par unité de production que des fermes biologiques utilisant des engrais et pesticides naturels» (source : Fondation David Suzuki). Les engrais et les pesticides de synthèse, ainsi que les semences génétiquement modifiées et le populaire herbicide «Roundup» de Monsanto scrapent littéralement l’environnement. Ils sont notamment responsables d’une réduction de la biodiversité et nuisent à beaucoup d’animaux, aux oiseaux, aux poissons, aux abeilles, etc.  

Choisir le bio, c’est aussi donner un coup de pouce à la santé des agriculteurs qui nous nourrissent tous les jours et se retrouvent largement exposés à l’air et à l’eau pollués par les fertilisants et pesticides chimiques. Le lien entre l’utilisation des pesticides et la maladie de Parkinson, d’ailleurs, a été démontré, entre autres maladies professionnelles agricoles. L’agriculture biologique assure aussi souvent un meilleur revenu aux fermiers, dont le métier est loin d’être toujours facile. Je vous en reparlerai certainement dans un autre billet, mais en attendant, si vous voulez plus d’information sur le pourquoi du comment de l’agriculture biologique (je sais que plusieurs hésitent encore à faire le saut), je vous conseille cet excellent article de Sortir les poubelles, ainsi que la chapitre sur les impacts écologiques de l’alimentation non biologique du livre du Nutritionniste urbain, Changer la planète une bouchée à la fois.

Fruits et légumes de saison : août et septembre

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Crédit : Laucolo

Comme on vient de le voir, acheter local veut dire profiter des légumes de saison. Aux mois d’août et septembre, on n’a pas vraiment d’excuse pour bouder les fruits et légumes du Québec : ils sont abondants et délicieux. En plus, c’est facile de se les procurer, que ce soit en passant dans un marché public, en étant abonné(e) à un panier bio ou en commandant auprès des producteurs (via Ma ferme, par exemple, ou le Marché de proximité de Québec). En août et en septembre, profitez de l’abondance de presque tous les fruits et légumes, mais garrochez-vous particulièrement sur les framboises, bleuets, melons, courges, courgettes, tomates, maïs, aubergines, oignons, poivrons, carottes, cerises de terre, concombres, pommes et fines herbes. Pour connaître les fruits et légumes de saison pour chaque mois de l’année, jetez un œil au petit guide suivant.

C’est le temps de manger  

Je vous présente ici 5 recettes qui mettent en valeur des légumes ou des fruits de saison. J’ai choisi les trois légumes incontournables du mois d’août, soit la tomate, la courgette et le maïs! J’ai combiné les trois dans un même plat de tomates farcies qui conserve bien la saveur de chacun. Comme ma p’tite voix de végé me murmurait qu’il n’y avait pas ben ben de protéines dans l’assiette, j’ai créé une sauce aux herbes protéinée pour couronner les tomates farcies. Comme accompagnement, je vous propose une recette de carottes nantaises glacées – probablement mon légume préf’. Pis tant qu’à être dans les fruits et légumes de saison, j’y vais all the way et partage en bonus avec vous ma recette de jus de concombre citronné rafraîchissant et un petit dessert de bleuets dans le chocolat tout simple, mais tellement bon!

La recette de tomates farcies ci-dessous est pour 2 personnes. Vous aurez probablement un petit restant de farce et de sauce ensuite. Enjoy le goût des légumes frais! <3Tomates4

Tomates farcies aux légumes de saison

4 grosses tomates
½ poivron jaune, orange ou rouge
1 épi de maïs
1 courgette (j’ai utilisé une jaune)
1 gousse d’ail
½ c. à t. de cumin
Sel et poivre
Huile d’olive (ou de tournesol/canola pressée à froid pour une option plus locale)

Instructions

Astuce : Si vous voulez faire la recette complète, y compris les carottes glacées, commencez par mettre vos carottes à mariner (si vous n’avez pas pu le faire d’avance), puis préparez vos tomates farcies. Enfournez les carottes et les tomates en même temps. Pendant qu’elles cuisent, préparez la sauce.

Préchauffer le four à 350 °F. Préparer une plaque de cuisson avec un papier d’aluminium dont les bords sont repliés (pour retenir le jus qui risque de couler).

Déposer les tomates sur le comptoir. Si elles ne tiennent pas debout, trancher une mince couche à leur base pour qu’elles puissent bien tenir.

Couper ensuite le dessus des tomates, puis les évider à l’aide d’une cuillère. Conserver la chair prélevée dans un bol pour l’instant. Saler et poivrer l’intérieur des tomates. Les placer sur la plaque de cuisson et réserver.

Émincer l’ail, couper le poivron en petits cubes, râper la courgette et détacher/couper les grains de maïs de l’épi avec un couteau. Dans une poêle, faire chauffer un peu d’huile à feu moyen-vif, puis y faire revenir l’ail et le poivron. Après 2 minutes, ajouter le cumin, du sel et du poivre, puis la courgette et le maïs. Après 2 autres minutes, ajouter la chair des tomates que vous avez évidées et baisser le feu. Laisser cuire jusqu’à ce qu’une bonne partie du jus soit évaporée (environ 5-6 minutes pour moi).

Lorsque la «farce» est prête, utiliser une cuillère pour en remplir les tomates. Ajouter le «chapeau» des tomates que vous aviez coupé sur le dessus. Verser un petit filet d’huile sur les tomates farcies, puis les enfourner pendant environ 30 minutes.

La durée de cuisson dépendra de la grosseur de vos tomates, alors surveillez-les de temps en temps. Servir sur la sauce aux herbes avec quelques graines de citrouille grillées et des carottes glacées (voir recettes ci-dessous).tomates3

Sauce aux herbes

1½ t. (1 canne) de haricots blancs
¼ t. d’huile d’olive (ou de tournesol/canola)
½ à ¾ t. d’eau
1 c. à t.de moutarde de Dijon
Un trait de jus de citron
Sel et poivre
Fines herbes fraîches au choix (plus il y en a, plus ça goûte!)*

*À titre indicatif, j’ai mis environ 15-20 feuilles de basilic, un bon bouquet de persil, 1 c. à soupe de thym et 8-10 brins de ciboulette. Vous pourriez aussi mettre de l’origan, de la coriandre, etc.

Instructions

Dans un mélangeur ou un robot culinaire, mettre tous les ingrédients (en commençant par ½ tasse d’eau et en augmentant au besoin) et les réduire en sauce homogène. Chauffer ensuite la sauce dans une petite casserole pour accompagner les tomates farcies… et ajouter des protéines au repas!Carottes (1)

Carottes glacées au sirop d’érable

Environ 275 g de petites carottes multicolores
2 c. à s. d’huile d’olive (tournesol/canola)
1 c. à s. de vinaigre balsamique
1 c. à s. de sirop d’érable
¼ c. à t. de paprika fumé
Sel et poivre

Instructions

Bien nettoyer les carottes en les brossant (ne les épluchez pas, ce serait un sacrilège!). Laisser les plus petites carottes entières et coupez les plus grosses en 2 ou en 4 sur la longueur. Mélanger tous les ingrédients de la marinade, puis y faire tremper les carottes (idéalement 2-3 heures). Si le temps manque, ce n’est pas plus grave. Sur une plaque recouverte de papier parchemin, disposer les carottes pour qu’elles ne se superposent pas. Verser aussi toute la marinade dessus. Enfourner à 350 °F (en même temps que les tomates farcies ;) ) pendant 20-30 minutes, selon la grosseur des carottes. Les piquer pour vérifier si elles sont prêtes (elles devraient être tendres, mais encore un peu croquantes). jus

Jus de concombre citronné

1 petit concombre
2 c. à t. de jus de citron
Une dizaine de feuilles de mélisse fraîche (ou 5-6 feuilles de menthe si vous n’avez pas de mélisse)
3 t. d’eau

Instructions

Passer tout dans le mélangeur. Filtrer dans un tamis fin ou un coton fromage si le cœur vous en dit (au pire, la pulpe de concombre se déposera au fond de votre pot). bleuets

Petit dessert de bleuets au chocolat

Faire fondre un peu de chocolat noir (ou au lait si vous préférez!), disposer 2-3 poignées de bleuets sur une plaque recouverte d’un tapis de silicone ou de papier parchemin, puis verser le chocolat sur les bleuets. Mettre le tout au congélateur le temps que le chocolat fige bien, puis garder au réfrigérateur. C’est tellement simple, mais tellement bon!

Bon appétit!

 

Ressources

http://www.equiterre.org/solution/pourquoi-manger-local

http://nutritionnisteurbain.ca/actualite/celebrer-les-aliments-du-quebec-tous-les-jours-2/

http://www.cubiq.ribg.gouv.qc.ca/in/faces/details.xhtml?id=p%3A%3Ausmarcdef_0000961562&

http://www.davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/mangez-sainement/le-changement-commence-par-ce-quil-y-a-dans-notre-assiette/

http://ecosociete.org/livres/l-envers-de-l-assiette

http://www.worldwatch.org/system/files/EWP163.pdf

http://www.equiterre.org/sites/fichiers/ImpactsSystAlimActuel.pdf

http://actionpatrimoine.ca/positions/terre-patrimoniale-des-soeurs-de-la-charite-une-agriculture-urbaine-a-inventer/

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Marie-Hélène

Auteure Marie-Hélène

Je me décris comme : Curieuse, ouverte, passionnée et gourmande
Ma devise : Be aware of wonder. (Robert Fulghum)
Mon cheval de bataille écolo : L’alimentation saine, la végétalisation urbaine et les soins naturels.
Mes faiblesses : Ma paresse, qui me fait parfois privilégier l’habitude plutôt que le changement, même si je connais les solutions. Mais surtout le sucre, j’en mange beaucoup trop!
Ma recette DIY favorite : Mon baume à lèvres, mon démaquillant biphasé et le fond de teint en poudre d’Audrey!
Je jase de quoi sur le blogue? Principalement de bouffe!

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